Du travailleur immigré au musulman
Fiche technique
- Date de parution : 22/07/2026
- Nombre de pages : 382
- ISBN : 979-10-90906-51-8
- Dimensions : 14 × 22.5 cm
- Épaisseur : 2.74 cm
- Poids : 503 g
Résumé
De l’identité par le travail des années 50 et 60 à l’essentialisation culturelle parachevée dans le « musulman » et le « voile » en passant par les « Marches », les émeutes (2005 et 2023) et les mouvements issus des cités, l’anti-racisme politique, les luttes de sans-papiers, les grèves de l’automobile des années 80, les foyers Sonacotra, et les questions de mixité/non mixité des luttes, la segmentation raciale est un processus mouvant, un virus opportuniste. Le prolétariat « un » et, par nature, révolutionnaire fut une construction nécessaire aujourd’hui obsolète.
Crier « La classe ! La classe ! », n’est pas plus pertinent dans une « perspective révolutionnaire » que de construire un « Grand récit décolonial » et de crier « La race ! La race ! ». Il ne s’agit pas de combiner les deux, comme dans une mauvaise compréhension de « l’intersectionnalité ». Le prolétariat n’existe pas préalablement dans une sorte de pureté théorique avant de compter en son sein des Arabes, des Noirs, etc., ou… des femmes (il contient bien des hommes blancs). C’est à partir de l’exploitation dans le mode de production capitaliste et de toutes les déterminations de sa reproduction que nous déduisons les constructions raciales comme nécessaires et fonctionnant dans leur « autonomie relative ». Mais, constamment, la lutte de classe travaille la fragilité, la labilité, des segmentations raciales qui bien que processus objectif sont des configurations mouvantes.